• 02 JUIL 13
    Le sucre, le mal du siècle

    Le sucre, le mal du siècle

    Par Ginette Plante, intervenante psychosociale, hypnologue et auteur

    Lorsque l’on parle de poids santé, nous parlons d’une problématique large et complexe. Que ce soit l’atteinte du poids souhaité simplement ou des problématiques de boulimie, anorexie, hyperphagie nocturne, esthétique ou médical, il est important, à notre avis, de connaître la spécificité de la problématique du client et d’utiliser une approche pluridisciplinaire pour atteindre les résultats escomptés. La gestion du poids nécessite souvent une prise en charge multidimensionnelle, dont l’hypnose fait partie.

    Aujourd’hui, je vous entretiendrai donc d’une problématique très répandue en gestion de poids : la fringale de sucre ou « carbohydrate craving ». En effet, la fringale de sucre est reconnue et considérée au même titre qu’une toxicomanie.

    Les sucres industriels et les farines raffinées présentes un degré de dangerosité aussi élevé pour la santé que l’alcool, le tabac et les drogues dures. De plus, ces sucres raffinés se retrouvent dans les desserts : gâteaux, pâtisseries, viennoiseries, dans les friandises toutes aussi attirantes les unes que les autres

    Le sucre est identifié comme une combinaison de drogue et de poison. Il crée une dépendance aussi forte que la morphine ou la cocaïne. La toxicomanie au sucre est devenue l’une des affections les plus répandues et les plus meurtrières de notre temps, car on observe de plus en plus de maladies reliées à la consommation abusive de sucre. En effet, il provoque une élévation (euphorie), puis un abaissement (état de manque) du glucose sanguin, accompagné de symptômes physiques nerveux et mentaux, d’où on le remarque, un cycle d’assuétude, un continuum, s’installe. Combler le manque devient la principale préoccupation du client pour pallier à son vide intérieur. La compensation s’effectue en consommant chocolat, friandises, desserts etc..

    De plus, il apparaît clairement que le sucre raffiné cause des désordres hormonaux, notamment l’épuisement des glandes, telles les surrénales et la thyroïde. On remarque entre autre, que l’obésité et le diabète sont directement reliés à la surconsommation de sucre. Aussi, il affaiblit l’efficacité des globules blancs et le système immunitaire en général. Il est considéré par plusieurs intervenants de la santé, comme un IMMUNODEPRESSEUR[1] . Chez certains clients, on peut même parler d’une intolérance, voire d’une allergie, compte tenu des ravages que le sucre provoque dans l’organisme. Tout comme la toxicomanie, il agit chez le sujet, sur la disparition ou l’amélioration temporaires de leurs sensations désagréables : angoisse, anxiété, timidité, fatigue et confusion.

    L’organisme est régi par le taux de glycémie, c’est son instrument de mesure. Un litre de sang contient environ un gramme de sucre, sous forme de glucose. Notre organisme a besoin de sucre sinon la concentration se relâche, la fatigue, la mauvaise humeur, l’irritabilité prennent toute la place. L’organisme tente de maintenir ce taux stable.

    La volonté ne peut rien contre le sucre. Le sucre raffiné se joue de vous. Son effet est instantané mais c’est un aliment à « calories vides ». En effet, en présence d’une trop grande quantité de sucre, le pancréas devient hyperactif et hypersensible; il réagit en produisant un excès d’insuline, qui elle, joue un rôle primordial dans la régulation de la glycémie. Derrière ses apparences de bienfaiteur procurant plaisir ou récompense gustative, le sucre raffiné est un trompe-l’œil! Ce qu’il libère au contact du sucre, qui va nourrir directement muscle et cerveau, c’est une quantité plus ou moins importante de dopamine. Plus il y a répétition de consommation de sucre, plus la dépendance apparaît et s’installe.

    Combien de quantité de sucre croyez-vous que l’on consomme?

    [1] Le terme immunodépresseur (ou immunosuppresseur) désigne tout ce qui supprime ou qui a la capacité de réduire les réactions immunologiques spécifiques de l’organisme contre un antigène (corps étranger pénétrant dans l’organisme).